Rafraîchir la ville grâce au végétal

En été, les quartiers très bâtis peuvent devenir nettement plus chauds que les espaces boisés ou végétalisés. C'est ce qu'on appelle un îlot de chaleur urbain. Il est causé par le béton et le bitume, qui stockent la chaleur, et par le manque de végétation. Face à ce problème, le métier de paysagiste ne se résume plus à faire "joli". La connaissance du végétal se met désormais au service du confort thermique.

Faire baisser la température, et pas seulement la masquer, demande une bonne connaissance du vivant. C'est ce savoir-faire qui est mobilisé sur les projets d'aménagement.

Trois compétences entrent en jeu pour rafraîchir un espace.
  • Bien choisir les arbres et les plantes. Toutes les espèces ne rafraîchissent pas de la même façon. Certaines ont un feuillage plus dense, poussent plus vite, ou supportent mieux un sol sec et pauvre. L'arbre est choisi selon le soleil, l'espace disponible et le type de sol.

  • Composer avec plusieurs hauteurs de végétation. Un seul arbre isolé rafraîchit peu. Arbres, arbustes et plantes basses sont associés à différentes hauteurs pour créer davantage d'ombre et de fraîcheur, plutôt que d'aligner de simples arbres.

  • Penser sur le long terme. Une plantation évolue avec le temps. Un arbre planté aujourd'hui ne donnera tout son effet rafraîchissant que dans dix ou vingt ans. La croissance, l'entretien et le renouvellement sont donc pensés dès la conception.

    Sur le terrain, cela influence le choix des plantes. Les espèces ne sont plus seulement décoratives, elles sont aussi choisies pour leur capacité à faire de l'ombre et à rafraîchir l'air.

    Le paysagiste est de plus en plus sollicité dès le début des projets d'aménagement, pour cette expertise du vivant. Quelle plante, à quel endroit, pour quel effet rafraîchissant. Un savoir-faire qui prend une importance croissante avec la multiplication des épisodes de canicule.

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