Le changement climatique, avec ses canicules, ses sécheresses,
ses pluies intenses et irrégulières, et autres événements extrêmes, transforme notre environnement et pousse les paysagistes à
repenser entièrement la manière dont ils conçoivent et
entretiennent les espaces verts.

L’évolution du choix des végétaux
D’abord, par le choix des plantes. Le végétal n’est plus sélectionné uniquement pour son aspect esthétique, mais pour sa capacité à s’adapter aux conditions climatiques actuelles et futures.
Les paysagistes privilégient désormais les plantes résistantes à la sécheresse, comme les espèces méditerranéennes, les graminées et les vivaces rustiques.
Ainsi que les espèces locales, mieux adaptées au climat, moins gourmandes en eau et plus résistantes aux maladies.
Dans le même temps, les pelouses traditionnelles, très consommatrices d’eau, tendent à disparaître au profit de prairies fleuries, de couvre-sols ou de gazons alternatifs.
La gestion de l’eau
Face à la raréfaction de l’eau, sa gestion devient un enjeu majeur en aménagement paysager.
De nouvelles pratiques sont mises en place pour réduire les besoins en arrosage et limiter le gaspillage grâce à des systèmes économes, comme le goutte-à-goutte ou l’arrosage nocturne, la récupération des eaux de pluie, l’aménagement de sols perméables, l’utilisation du paillage pour conserver l’humidité du sol.
Des aménagements plus durables et résilients
Le changement climatique oblige à repenser les espaces verts pour mieux résister aux fortes chaleurs et aux aléas climatiques. Les paysagistes créent davantage de zones d’ombre naturelles et plantent des arbres pour lutter contre les îlots de chaleur, notamment en milieu urbain.
Ils encouragent également la biodiversité et réduisent l’entretien intensif, avec moins de tonte, moins de produits chimiques et l’abandon des aménagements trop gourmands en eau.
Aujourd’hui, l’aménagement paysager ne se limite plus à embellir un espace. Il vise à créer des paysages durables, économes en ressources et capables de s’adapter aux conditions climatiques.
Il devient ainsi un outil essentiel pour préserver l’environnement, améliorer le cadre de vie et relever les défis liés au changement climatique.
